SAINT LOUIS D’ANJOU.
Tableau de St Louis

Evêque de Toulouse. Saint patron de Brignoles.

Louis d’Anjou serait né à Brignoles en février 1274. Deuxième fils de Charles II d’Anjou, comte de Provence, roi de Sicile et de Jérusalem, époux de Marie de Hongrie. Par ses origines paternelles, il est le petit neveu de Louis IX (Saint Louis) roi de France et héritier de la dynastie des Capétiens qui a uni la Provence à la Sicile. Il renonce à tous ses droits pour se consacrer entièrement à Dieu et accepte, malgré sa grande humilité, la charge d’Evêque de Toulouse. La formation intellectuelle, le soin aux pauvres et la prière occuperont tout son apostolat. De retour d’Espagne, en juillet 1297,  il ressent les premières atteintes de la maladie, il arrive à Brignoles début août et s’éteint le 19 au début de la nuit dans sa vingt troisième année.

Il est sanctifié en 1318 et devient le Saint Patron de Brignoles en 1617. Sa chasuble et sa chape sont exposées dans la chapelle du musée.

 

François, Just-Marie RAYNOUARD
Buste de Just François Marie Raynouard

Historien, philologue romaniste, dramaturge.

Né à Brignoles le 18 septembre 1761, il s’installe comme avocat au barreau de Draguignan. Elu président de la Société Patriotique des Amis de la Constitution et député suppléant à l’Assemblée Législative, il est proscrit par les Girondins, emprisonné, mais sauvé par le 9 thermidor. Il se fixe à Paris sous le Consulat et se voit couronné par l’Institut de France. Admis à l’Académie Française en 1807 il disparait des affiches parisiennes sous l’Empire. Il abandonne le théâtre pour se consacrer à l’étude des langues du Moyen-âge et plus particulièrement du vieux provençal. Il sera reconnu comme l’un des plus grands précurseurs du Félibrige. Reçu à l’Académie des Inscriptions et des Belles Lettres en 1816, il est élu secrétaire perpétuel de l’Académie Française en 1817. Il meurt à Passy le 27 octobre 1836.

Une salle lui est consacrée au sein du musée.

 

 

Joseph, Louis LAMBOT

 

Ingénieur, inventeur du ciment armé ancêtre du béton armé

Né à Montfort-sur-Argens le 22 mai 1814, à quelques kilomètres de Brignoles. Marié, il s’établi au domaine familial de Miraval à Correns où il met à profit ses talents d’inventeur. Passionné par la technique, il réalise en 1845 des cuves à vin, des bassins, des caisses pour oranges et des étagères façonnés en grillage et recouverts de ciment qu’il nomme « Ferçiment ». Fort de ces expériences, il décide de mettre au point une barque avec le même procédé qu’il teste avec succès. La barque est brevetée le 30 janvier 1855 puis transportée à Paris, la même année, pour l’exposition universelle. Deux de ces bâtiments sont retrouvés dans le lac de sa propriété de Miraval en 1953 ; un sera exposé dans ce musée et l’autre transportée au Musée des Travaux Publics de Paris puis transféré au Port-Musée de Douarnenez.